Ne confondez plus café et châtaigne




Les châtaignes sont-elles confondues avec les châtaignes ?  Il s'agit de la deuxième erreur la plus courante enregistrée par les centres antipoison.


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Les châtaignes sont-elles confondues avec les châtaignes ? Il s’agit de la deuxième erreur la plus courante enregistrée par les centres antipoison.

C’est l’accompagnement préféré des dindes de Noël. Une pépite beige rayée au goût légèrement sucré et à la texture farineuse. Mais quand vient le temps d’écrire la liste de courses, on hésite. Café ou châtaigne ? Bien que ces fruits se ressemblent, un seul est comestible. Et la confusion n’est pas anodine : il s’agit de la deuxième erreur la plus fréquente enregistrée par les centres antipoison, selon une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et de la santé au travail (Anses), publiée le 25 septembre 2019. confusion des plantes toxiques et comestibles lors des repas de 2012 à 2018 et démontre un réel manque de connaissances dans ce domaine. Pour apprendre à différencier châtaignes et châtaignes sans risquer d’intoxication alimentaire, on fait le point avec Michel Grange, châtaignier et président du Comité interprofessionnel de la châtaigne d’Ardèche, et le Dr. Sandra Sinno-Tellier, responsable de la vigilance toxique chez Handles.

Dans la vidéo la recette du chapon farci aux marrons

Oui à la châtaigne, non à la châtaigne

On ne va pas faire durer le suspense, comme le montre l’étude de l’Anses, le marron d’Inde est toxique. Si les intoxications fongiques sont plus fréquentes (plus de 1000 cas par an) et peuvent être graves, la confusion des plantes toxiques et comestibles n’est pas rare (250 cas par an). “Si on l’avale accidentellement, il y a un risque d’irritation de la gorge et de troubles digestifs comme des douleurs abdominales, des nausées, des diarrhées et des vomissements”, a déclaré le Dr Sandra Sinno-Tellier, chef du service de vigilance de l’Anses. Les châtaignes sont comestibles et consommées nature, salées ou sucrées.

Un nom trompeur

Au début de cette erreur, un nom trompeur apparaît sur les produits vendus dans les supermarchés et les marchés alimentaires. « MaronSui’s® », « marron glacé », « purée de marrons »… Aucun d’entre eux ne contient la moindre trace de marron d’Inde. Qui est à blâmer? Dans l’arrogance de la cour du Roi Soleil. “Selon la légende, le confiseur lui aurait introduit ce terme pour faire des châtaignes”, raconte Michel Grange, président du Comité interprofessionnel de la châtaigne d’Ardèche. A cette époque, ils étaient mangés par les pauvres ou utilisés pour l’engraissement. indigne de Louis XIV. Le chef aurait donc profité de l’introduction de la châtaigne presque identique pour donner à sa recette les lettres de sa noblesse”. Puis artisans et industriels ont conservé cette étiquette la plus élégante et la plus vendue.

Une origine, une apparence et un goût différents

En général, ceux qui se trompent ne mangent pas plus d’une châtaigne car elle a un goût très amer, confirme le Dr Sandra Sinno-Tellier. Mais avant de la mettre en bouche, plusieurs facteurs permettent de différencier la châtaigne de la châtaigne. D’abord l’origine. “Le premier est une graine d’un arbre de leur famille Hippocastanacées et le second, le fruit de leur famille Castanea sativa« apparu il y a plus de 8 millions d’années, disparu pendant la période glaciaire, avant d’être transporté en Perse par les Romains », explique le castor.

Aujourd’hui, alors qu’il n’existe qu’une seule variété de marronnier d’Inde qui pousse de manière décorative dans les villes, les jardins botaniques et les cours d’école, chaque continent possède ses propres variétés de marronnier, cultivées dans les forêts et les vergers. En France, les principales zones de production se situent en Ardèche, en Cévennes, en Corse et dans le Grand Sud-Ouest. La châtaigne d’Ardèche bénéficie également d’une appellation d’origine protégée (AOP) depuis 2006, tout comme la farine de châtaigne de Corse.

Au moment de la collecte, la forme de la punaise entourant le poignet est également un bon indicateur. Ce marronnier est “brun, velu avec de nombreuses longues piqûres, et contient 2 à 3 marrons à la fois, plutôt petits, aplatis et triangulaires”, précise en détail l’étude de l’Anses. « Certaines variétés cultivées n’en contiennent qu’une seule grande, mais elle se reconnaît toujours à sa petite torche blanche au sommet », explique Michel Grange. La punaise du châtaignier, quant à elle, est « plus épaisse, verte, avec de courtes distances, de petits pics et contient généralement un seul châtaignier, plus gros et arrondi ». À l’œil nu, les dimensions des feuilles de chaque arbre varient également. « Les feuilles de châtaignier ont un aspect tricoté et le châtaignier est simple et allongé », suggère le châtaignier.

L’hésitation persiste-t-elle ? La meilleure réaction est de les faire contrôler par un professionnel. “Certains pharmaciens le savent à propos des plantes sauvages”, explique Sandra Sinno-Tellier. Cependant, si les consommateurs de champignons ont la possibilité de se rapprocher des associations de mycologues, la reconnaissance des plantes sauvages, dont les châtaignes, reste à développer. En attendant, si vous développez des problèmes digestifs ou de gorge, il est préférable d’appeler un centre antipoison ou un médecin et de leur apporter des restes ou des photos de la collection. Et si l’urgence est vitale, de l’ordre d’une détresse respiratoire ou d’une perte de connaissance, nous appellerons le 15 sans plus attendre.

* Initialement publié en octobre 2019, cet article a été mis à jour.

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